Je suis rentrée chez moi. A velo. J'ai l'impression que c'est toujours la même chose. Toujours le même disque. Du genre : "je vais au studio. il se passe quelque chose. je suis triste. je fuis et je retourne chez moi la tête basse". Ca devient lassant. Justement là, je pédale doucement vers mon appartement. En silence.
Le vent giffle mes joues fraiches et humidifiées pars les larmes qui coulaient à flot sans que je suisse y changer quoi quoique ce soit ... impossible de les arreter. Je ne comprend toujours pas ce qu'il s'est passé, comme si j'avais étais la spéctatrice de ma propre vie, de cette soirée où j'avais tou gaché avec une impuissance déconcertante.
J'ai beau ne rien comprendre, il faut avouer que je ne cherche plus. Non, je ne cherche plus ni à reflechir ni même à penser. Penser. A quoi ça m'avancerait de toute façon ?
Le temps est passé bien vite. J'ai passé la porte de chez moi. je me suis débarrassée de mes affaires et machinalement, le regard dans le vide, je suis entrée dans la douche. Je ne bouge pas, completement pétrifiée, l'eau chaude n'arrive même pas à me destresser. Je sort. Toujours d'un pas lourd, lent et las ... je regarde l'heure. Flute, je dois aller au magasin. Je commence dans un quart d'heure. Je risque d'être en retard.
Je me demande pourquoi je suis venue... à peine une poignée de clients. C'était vraiment la peine que je cours comme ça. J'ai même faillit me faire renverser ... Nan mais quand je vous dis que j'ai la poisse ...
Bon, il est l'heure, je sort du magasin et m'aprete à fermer quand on m'interpelle.
...: Hé Nima !!
je me retourne d'un geste rapide, prise d'un empressement soudain. D'ailleurs je manque de me ramasser. Un geste surment trop rapide. je découvre enfin l'identité de celui qui me sauver de mon puit de solitude.
moi: Oh ... salut georg ...
J'ai dis d'une voix sans entousiasme. Oui, ce n'est que georg. Vous pensiez quoi ? JE pensais quoi ? pfff ... je suis completement ridicule. Je le prends mes bras. Je me deamnde ce qu'il fait là ... il doit surement se balader. enfin quand on est connu comme lui on sort pas dans la rue, comme ça. Même camouflé, je suis pas sure que moi je prendrais le risque de me faire reconnaitre juste pour prendre un brin d'air. C'est pas que j'ai pas envie de le voir mais j'ai vraiment pas besoin de compagnie ... j'ai plutôt envie d'aller vite fait bien fait m'enterrer loin d'ici et pour un sacré bout de temps !
georg: Viens, je t'offre un café.
Bon bah vraiment georg, c'est pas contre toi mais je vais etre obligée de refuser. je lève la tête vers lui. Ok, j'ai compris, j'y échapperais pas. A son regard, on dirait que je n'ai aucune chance d'échapper à sa demande. Quand georg parle, je l'écoute, il est sovent de bon conseil. Il m'inspire le respect. Bon ok, il fait des blagues completement pourries mais on peut pas lui en vouloir... Quand georg parle avec le ton intransigeant qu'il vient d'utiliser, je sais déjà que j'ai perdu la bataille. Ce n'est pas la peine de chercher plus loin ou de me fatiguer, il aura le dernier mot. A contre coeur je me voit forcée de le suivre. Je soupire lentement.
moi: Ok mais on va où?
georg: Cherche pas, il est hors de question que je te laisse seule une minute de plus.
Wao, si je m'y attendais. georg, il a tout compris ! Je n'ai pas le temps de répliquer qu'il a déjà attraper ma main. Je me laisse guider au fil des rues. Il faudra que je passe récuperer mon velo tout à l'heure... J'arrive tout de même pas a y croire. Georg. Georg Moritz Hagen Listing. Mein Georg a reussi a capter ma detresse et compte m'aider. J'aurais pas crut ça de lui. Bon ok, on est super amis ... mais quand même. Tout mes amis ne le voient pas forcément quand il y a un truc qui cloche ... Je suis épatée! On arrive dans un petit quartier tranquill. Il n'y a pas garnd monde dans ce café. on s'est assis à une petite table en retrait. Lui caché sous ses énormes lunettes, moi la tête basse avec mes cheveux cachant mon visage. Il interpelle un serveur, articuant "deux cafés s'il vous plait" et levant deux doigts de sa main. On attend. je ne parle pas. lui non plus. Les expressos arrivent. Cinq minutes passent, je n'ai toujours pas ouvert la bouche. Georg, lui, me fixe inlassablement.
georg: Il faut que tu en parle Nim' ...
moi:...
georg: Il faut que tu me raconte tout.
moi: ...
georg: TOUT depuis le début. Je ne peux pas te laisser comme ça...
moi: ok ..
Il me regarde toujours. Il avait enlevé ses lunettes. je rabaisse la tête.
moi: Je vais tout te raconter georg, tout depuis le début...
Il acquièce doucement. Je prends ma respiration. C'est une très longue histoire. Parfois dure à raconter. mais il le mérite. Il est là avec moi, il veut me soulager de mon poid. de mes regrets. de mes remorts ...
J'ai commencé par raconter mon enfance auprès de mes deux parents à Berlin.
ma vie calme paisible et bien rangée. J'étais très entourées, j'avais plein d'amis, une grande maison avec une belle chambre rose comme en rêve toutes le petites filles. Un petit jardin avec une balançoire.
Et puis le clash entre mes parents.
ils ne se supportaient plus... Mon père rentrait tard, il snobbait totalement ma mère. Je crois qu'elle en avait surtout marre de rester enfemée dans cette maison au milieu de tout ses voisins parfaits. Oui, la vie de petite ménagère ne lui a jamais vraiment plus. Alors, la coupe à finit par déborder. Durant la périodes où mes parents se disputaient les assiettes cassées se comptaient par dizaines ...
Il y a eut ensuite notre déménagement à Magdebourg.
J'avais crut que ce serait dur. Dur de recommencer à zero. Dur de vivre sans mon père. Dur de me fair de nouveaux amis. A vrai dire, ça a été très facile. Mon père était continuelement absent donc je ne voyais pas vraiment la différence. Et puis, j'ai tout de suite fais la rencontre des jumeaux, de mes jumeaux... Il y a peu de betise que l'on ai pas faites, on étais vraiment des racailles. Mais des gentilles racailles aux sourires d'anges .... Mon amitié puissante et indestructible avec tom, mon amour intense et sans égal avec bill... C'était vraiment la meilleure partie de ma vie.
Je suis ensuite passée à ce soir terrible qui à chamboulé ma vie lorsque mon père est revenu me chercher ...
Le visage de georg s'est assombrit. J'ai fermé les yeux, pour m'empecher de pleurer, j'ai soufflé un bon coup et j'ai raconté ma vie à Berlin.
Completement différente de mon enfance. Toujours la même maison dans ce même quartier. Mais un an après je le trouvait horrible. Je trouvait exasperant que tout le monde se connaisse, que tout le monde sorte promener le chien en même temps, que tout le monde tonde leur pelouse à la même heure. En fait, ça me donnait carrément la gerbe. Le rose aux murs de ma chambre avait passé. Quand je me suis décider à ouvrir la porte de cette foutue chambre, je me suis mise en situation de rejet total. papa était devenue ralph, ma gentillesse etait devenue de l'arrogance et ma politesse de l'insolance. Je ne trainais qu'avec des punks et des gotiques, ceux que tout le monde met à coté parce qu'ils sont différents. Ma vie était devenue un veritable enfer ou régnait le chaos, le desordre, l'ennuie et la desinvolture. RIEN ne comptait plus.
J'ai finit par atteindre ma majorité. Toujours autant blasée de la vie. Jusqu'au jour où j'ai découvert par pur hasard Tokio hotel.
Là les choses se sont accélérées, j'ai décider de partir de Berlin pour enfin vivre la vie qui me plait, ma vie.
Les retrouvailles avec ma mère.
Les "surprises" laissaient par les jumeaux.
Mon arrivée à Hambourg.
Mes retrouvailles avec Tom.
Celles avec Bill.
Les reactions de bill.
J'ai terminé par la soirée d'hier soir. L'attitude desarmante des jumeaux....
Georg savait tout maintenant... enfin presque tout. J'avais soignesement évité le sujet "mes sentiments ACTUELS pour bill" ... Il n'était pas obligé de savoir surtout que moi, je nageait toujours en plein flou. Mais je commençais un peu à me faire une idée. Il ne m'a pas interrompu une seule fois. Il a pourtant toujours eut des reactions rapport à mes propos. Toutes sortes d'expressions sont passé sur son visage. Georg est sage, la force tranquille groupe. Il m'apaise. Quand j'ai terminais mon histoire, il a attendu. Il reflechissait toujours en me fixant. On aurait dit qu'il sondait mon regard ...
georg:Qu'est ce que tu pense reellement de Bill ?
Et paf, dans ma gueule. Celle là, je l'avais pas vu venir ... et je la redoutais. mon coeur s'est arrété, mon sang s'est glacé dans mes veines, mes yeux se sont voilés, mes mains se sont crispées, mon souffle s'est coupé. Je suis completement déboussolée et pétrifiée par la question en apparance assez simple que georg vient de me poser.
georg: Ok, je m'en doutais. respire Nim'.
Je reprend peu à peu conscience de ce qu'il y a autour de moi. Sa question tourne en boucle dans ma tête. Je prends aussi consicence de ce qu'il vient de dire "je m'en doutais". A cette pensée, mon coeur accélère d'un coup, le sang tape dans mes tempes, je baisse les yeux, mes mains deviennent moites, je sens mes joues rosir ... L'effet inverse. Un changement brutal. Un peu trop pour moi d'ailleurs !
georg: A vrai dire, je comprend pourquoi tu ne vas pas bien. celui que tu concidère comme ton frère t'ignore completement et celui que tu aime t'évite et te fuis. Il y a de quoi se sentir mal !
moi: je suis completement perdue ...
georg: Je crois que j'ai saisit. Enfin je suis pas psy ... quoi que, j'ai étudier la psychologie à l'école... mais l n'est pas la question, d'après moi Tom te fais la gueule parce que tu l'a rejetté hier, c'est pas dans son habitude de se faire rejetté comme ça. Il te connait bien et je crois qu'il a compris comment te faire du mal... Il est également possible, qu'il te considère un peu plus que comme sa soeur...
mon coeur rate un batement
georg:... Pour ce qui est de Bill, il semble qu'il te fuit plus pour se proteger de quelque chose. C'est un peu ue manière de se préserver... par contre de quoi, je en sais pas du tout.
Georg commence à réflechir et se met à emettre des hypothèse à voix haute. Je ne l'écoute plus, pour moi la solution est évidente.
moi: de moi ....
georg: pardon ?
moi: il veut se proteger de moi.
georg: t'en a d'autre des idioties pareilles ? C'est absolument pas logique, pourquoi il te dévore littéralement des yeux s'il veut se proteger de toi ?
moi: c'est pas à moi qu'il faut le demander! en tout cas, je vois pas ce que ça pourait être d'autre ...
J'ai rebaissé la tête. On a continuer à parler comme ça pendant un certains temps. Mais ni de Bill, ni de Tom... On a finit par payer l'addition voyant la nuit qui commençait à tomber. Il m'a raccompagné jusque devant chez moi. On s'arrete devant la porte de mon immeuble.
georg: Bon je vais te laisser...
moi: merci georg, pour tout ...
georg: ce n'est vraiment pas grand chose...
moi: je te coupe tout de suite, ce n'est pas rien. Tu as été là quand j'en avais le plus besoin ...
georg: allez pense plus à ça. Fais attention à toi et au moindre truc tu m'appelle ok ?
moi: ok ...
Il me prend dans ses bras, me fait un clin d'oeil et s'en va. Je rentre. Les mots de georg résonne dans ma tête "un peu plus que comme sa soeur" .... Tom était il conscient lorsqu'il a tenté de m'embrasser ? était-il sérieux? "il te dévore litteralement des yeux"... Bill ressend t il des choses pour moi ?!?
TROP C'EST TROP !!! Et merde, j'avais vraiment pas besoin de ça ! J'en ai vraiment marre ! Pourquoi à chaque fois que les choses semblent s'améliorer je gache tout hein? quelqu'un peu me le dire !!!!
Oh mein gott, je me met dans un etat pas possible. Ca fait longtemps que ça en m'était pas arriver... je ne me controle plus, gott, qu'est ce que je dois faire... je tremble de partout, les larmes menacent de déborder des mes yeux, si je ne me retiens pas je sens que je vais hurler. les tremblement sont de plus en plus fort, gott j'ai l'impression que je vais véritablement imploser. Je crispe tout mes muscles. C'est la machoire sérrée, des larmes dévalant sur mes joue rouges que je commence à taper dans le mur.
Je tape ... je tape ... je tape ...
je tape toujours. Touours plus vite, toujours plus fort. J'évacue ma colère, ma rage. je ne sens plus mes mains.
Je tape... je tape ... je tape ...
je tape toujours. Le mur rougit. Je part en total bad ...
Je tape... je tape ... je tape...
Je m'arrete et dans un dernier cris de douleur et de rage je m'éffondre sur le sol. Recroquevillée sur le sol, pleurant de plus belle, j'attrape d'une main endolorie le téléphone. je compose difficilement le numéro du studio.
...: Allo ?
Entre deux sanglots éttoufés et d'une voix faible et cassé je tente de respirer... il faut que je parle, que j'appelle au secours, je ne m'en sortirez pas. Je suis crispée de partout, pour m'enpecher de crier je me retiens et transforme le moindre hurlement en gémissement aigue... un bombe nucléaire a pris la place de mon coeur.
moi: georg ... viens me chercher ...
...: Nima, c'est toi ?
La voix s'affole de l'autre coté de la ligne. Ce n'était pas georg. Peu importe, moi je ne pense plus et peu à peu je me laisse sombrer ... ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Hallo !!!!!!
je suis enfin revenue du bout de monde
je reviens à la civilisation avec
plusieurs chapitres d'avances
après demain, c'est le concert à bercy
et je poste le prochain chapitre mercredi ou jeudi
postez des commentaires !!!![/font
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